Chronique par Olivier
Ca vous dit un petit voyage inédit? Non, je ne vous offre pas dix jours aux Bahamas, trop classique! Mais un voyage astral musical avec le premier EP de What Mad Universe qui s'intitule Aldebaran. Formé sous forme de duo avec RK (instruments à cordes et bidouillages électroniques) et Pep (batterie et percussions), ce projet musical sans frontières voit le jour après une démo 10 titres qui est sortie la même année.
Pour la petite histoire, RK m'a envoyé un message via Myspace afin de me faire découvrir sa musique sans volonté de se faire chroniquer. Oui, mais moi quand j'aime, j'ai envie d'en parler et Aldebaran m'a vraiment beaucoup plus, d'où le besoin pour moi de vous faire partager cet envoutant voyage. Mais que lui est-il arrivé ? Serait-il tombé amoureux d'une extra-terrestre? Est-ce un passionné d'astronomie? Quoiqu'il en soit, il nous propose un allé simple fort intéressant pour les hautes sphères.
On branche les cerveaux et j'impose une minute culturelle pour dire qu'Aldébaran (a Tauri) est l'étoile la plus brillante de la constellation du Taureau, c'est aussi la 13e étoile la plus brillante du ciel nocturne. Sa magnitude absolue est de -0,63 et sa magnitude apparente moyenne de +0,86. Son nom vient de l'arabe al dabaran qui signifie le suiveur, en référence à l'étoile qui suit les Pléiades dans leur course au travers du ciel nocturne. Stop, vous pouvez tout débrancher et continuez à me lire.
Le voyage proposé par le duo a une durée d'une demi-heure et se décompose en 4 titres. "Beyond the Galaxy" nous permet de faire connaissance avec le paysage sonore de WMU. Après 3 minutes 40 d'arpèges étoilés la disto fait son apparition. On navigue entre plusieurs sentiments car leur musique se veut par moment minimaliste, un vrai repli sur soi-même et l'exploration se veut intérieure. D'un autre côté, sans prévenir tout explose, on ouvre les yeux et on regarde l'univers entier effaré par l'infini, charmé par les sirènes du cosmos et dévoré par des monstres de l'espace. On fait un petit arrêt sur la Lune avec "Child of the Moon" qui est composé de 2 minutes 28 de bruitages intergalactiques. On se retrouve embarquer dans Apollo XI avec compagnons de jeu Buzz Aldrin et Neil Armstrong. Commenter les titres s'avèrent être ardu et le résultat écrit ne pourrait être à la hauteur des compositions, l'écoute de ceux-ci étant se suffisant à eux-mêmes, On peut tout de même parler du passage au banjo sur "Aldebaran" qui confère un côté surréaliste ainsi que le très agréable passage acoustique sur "Nebula, My Love". Ce qui pourrait s'avérer rébarbatif (2 titres dépassent les 10 minutes) ne l'ai pas du tout, face à l'immensité de la galaxie, on fait des rencontres étranges et inattendues. On manque se faire percuter par une comète le temps d'une accélération, on sent le souffle chaud d'une étoile filante le temps d'un passage électronique et on est tenter de se laisser engloutir par un trou noir lors du bercement d'une douce mélodie.
Ceux qui nous propose un voyage sont nombreux, ceux qui arrivent réellement le sont beaucoup moins et What Mad Universe fait parti des groupes qui tiennent leurs promesses. Que vous soyez amateur de metal, de progressif ou plus généralement de rock WMU a tous les atouts en main pour vous plaire.
Aldebaran est en téléchargement libre via le myspace de WMU.
Autre chronique
Titres
01- Beyond the Galaxy
02- Child of the Moon
03- Aldebaran
04- Nebula, My Love
Discographie
2009 - WMU (démo)
2009 - Aldebaran (EP)
2010 - A Cosmic Chapter With Gaia
Line-Up
RK - Guitare, Banjo, Basse, Samples
PEP - Batterie, Percussions
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