PRETTY MARY DIES – Put Our Names on the Walls of Your City PRETTY MARY DIES
Put Our Names on the Walls of Your City

Label : Maximum Douglas Records
Nombre de titres : 10
Durée : 37:12 minutes
Pays : France

Chronique par Jean-Mimi

En une simple écoute, on ressent un potentiel inouï chez ce groupe. Le Boys Band tatane sans concession et le réalisme de leurs compos ventile les émotions tel un coup de tromblon démoniaque dans un décor embrumé. Autant être clair, le skeud tourne depuis un bon bout de temps dans mon disc-man. La raison en est simple, si d'emblée ; je fus immédiatement envouté par l'ensemble, je tenais à poursuivre l'exploration << phase par phase >> et certes, il vaut mieux être armé pour tenter d' approcher le concept de ce monstre à 10 trognes !

A peine l'intro passée, je fus happé dans leur univers. Un univers chaotique, enfiévré, torturé et proche de l'explosion. Alors si comme moi, tu es amateur de sensations fortes, accroche toi camarade, car te voilà embarqué pour la saison automne-hiver dans un train en ruine circulant en pleine cité fantôme... la leur, la notre ou celle d'un futur immédiat ?

Pourtant, scrutant la métropole au hublot, je n'ai pas le temps de rêvasser, << November the Thirtyeth >> me cueille à froid : cordes et voix rugissantes, tempo débridé et mélodie du bonheur en bandoulière ! C'est fort, diablement fort et particulièrement bien vu... de plus, la fondue en accord nous préparant au second assaut << April The Third >> va en inciter quelques uns à récupérer fissa un masque à gaz. Brulot entraînant au possible (ça va swinguer dans la fosse) et caractérisant à merveille l'apoplexie générée par nos villes bien souvent industrialisées par la connerie, le quatuor Bordelais nous tend une ultime perche << Pogoter ou flétrir>>. Ce morceau au démarrage Herculéen propose une première réconciliation avec son prochain et enfin, une lueur d'accalmie (à 1 minute 30). Celle-ci de courte durée, mais super bien foutue, explose en fanfare pour mieux te remettre la tronche à l'envers, soit ; l'un de mes titres préférés de l'album avec évidement l'énormissime April the Nineteenth.
Quoi que... April the Fourth ne prévient pas non plus la douleur. Avec son préambule inquiétant et ses résonances délicates "Unknow Day" n'apprivoise en rien la déflagration sonore qui va suivre ! Les mecs sont sans pitié et l'unique chose pouvant combler l'auditeur lambda, ce résume à l'effort mélodique de ce cinquième parpaing. Alors ; catalyseur ou exutoire ? A vous de choisir, quand à moi... j'ai déjà loué une cabane au fond des bois !

LE TAG... C'EST BAD !

Naviguant en Riffs tantôts acérés, tantôts plus plombés qu'une carie défiée par le Dieu Carambar. Le voyageur que je suis, ne peut descendre aux arrêts prévus, le flot d'un "August the Twentyeth" ou d'un "April the Nineteenth" se déverse en estuaire incontrôlable pour mieux laver la citadelle d'un constant rappel à l'ordre. De ce magma dissonant va jaillir un totem érigé aux précurseurs du mur du Son, les frappes s'affirment et elles nous renvoient sans relâche des réminiscences au ton Noise, Punk, Sanguin & Hardcore. Si le style est confortablement riche, il fallait néanmoins en sortir un "October the Forteenth" à l'ampleur chaotiquement jouissive. Il va sans dire, qu'une énorme prise de risque fut étalonnée, car si les gars l'avaient souhaité, ils nous auraient pondu un truc taillé pour les ondes, que nenni, ils vont préférer le tir tendu en quinconce d'intermèdes et croyez moi, ces petits interludes ne seront pas du luxe, oh putain non... La preuve en est par la clôture << December the Twentyfirst >> aux accents furieux et livrée dans l'urgence.

Bilan des courses, ce skeud m'a bouleversé et cela tant au niveau musical, qu'au niveau du chant. Il est clair que pour le savourer, un abordage au corps à corps s'avère nécessaire, sinon tu ne pourras qu'apercevoir : un infime espoir à flanc de coteau, une détresse comme étendard ou mieux encore... une véritable récession urbaine entre potentiel et terre !

Titres

01- Unknow Day
02- November the Thirtiest
03- April the Third
04- Unknown Day
05- April the Fourth
06- August the Twentiest
07- Unknown Day
08- October the Forteenth
09- April the Nineteenth
10- December the Twentyfirst

Discographie

2006 - I Only Saw the Eye
2007 - Then the Locusts Came
2009 - Put Our Names on the Walls of Your City

Line-Up

Colin - Vocaux
Renaud - Guitare
Damien - Basse
Mike - Batterie

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