NOLENTIA – One Loud Noise And It NOLENTIA
One Loud Noise And It's Gone

Label : Autoproduction
Nombre de titres : 14
Durée : 34:13 minutes
Pays : France

Chronique par Olivier

J’ai découvert Nolentia via un premier contact amical par mail me proposant de chroniquer leur dernier album. Quand on demande poliment tout est possible et j'accepte avec grand intérêt. Une fois la porte de ma charmante demeure passée et l'installation dans mon lecteur du CD, tout s'est mis à trembler et finit les gentillesses. Faut prévenir car derrière une jaquette hallucinogène qui n'annonce pas la couleur se cache un groupe de brutes épaisses. Mais qui sont-ils ? Et bien, un trio toulousain qui a décidé de faire du bruit, beaucoup de bruit! Et après une démo en 2008 le groupe revient aujourd'hui avec un premier album intitulé One Loud Noise And It's Gone.

I Love it Loud

14 titres pour à peine 35 minutes de gros son qui tache, Nolentia ne nous laisse pas reprendre notre souffle. Des titres aux noms plutôt amusants mais concernant l'exécution le groupe n'est pas là pour jouer les marioles et cloner un gros nib' ou un UV. Non, ici on est dans la catégorie du tartinage en règle et des torgnoles sonores. Dès le premier titre "Oyster" le ton est donné, ça va être du brut de décoffrage. Le guitariste chanteur Ghis envoi des salves profondes alors que Raf, le bassiste, lui répond en partant dans les aigues pour un rendu des plus hystériques. Vince, derrière les fûts, ne se contente pas d'être témoin de ces affrontements vocaux et maltraite sa batterie en martelant comme un dératé. La guitare de Ghis impose un gros son bien gras et couplée avec la section rythmique propose un ensemble ultra compact et brut. Malgré des titres plutôt courts les variations fusent dans tous les sens et on se fait bousculer en permanence par l'énorme son de la basse. Ils balancent tout ce qu'ils ont dans le bide et la bataille de boules de neige s'avère être sanguinaire. C'est du 60% rapide, du 40% mid-tempo ultra lourd mais surtout du 100% énergique et débridé. Ils ne sont que trois et pourtant ils dégagent une folie dévastatrice qui s’apparente à un mur de son en béton armé. Le groupe mélange beaucoup de genre, un concentré d'adrénaline tel que "What Could Be" qui mixe grind-death-punk-doom-core et tout ça en seulement 2 minutes 50. La force du groupe est bien là, réussir à mélanger de nombreux genres extrêmes pour ressortir leur propre mixture hautement corrosive. Et quand ils ralentissent le tempo (exemple parfait sur "Rhetoric Of Self-Abhorrence") c'est pour mieux nous enfoncer et nous retourner quand ils repassent la seconde. Leur grind se transforme régulièrement en death'n'roll (avec une préférence pour le diabolique "Construct" et le démentiel "Godless") pour des parties où on hésite entre se mettre à danser (entendre par là pogoter) et se protéger de la pluie de coups de boules. Je n'ose même pas imaginer le carnage que cela doit être en live. Et même avec la plus mauvaise volonté du monde on est obligé de se rendre à l'évidence, ce skeud est excellent.

Pour une surprise c'est une excellente surprise et on ne peut dire qu’un grand merci à grand-mère Nelly pour leur avoir donner la recette !.

Titres

01- Oyster
02- Snowball Fight
03- Do I ?
04- What Could Be
05- Rhetoric Of Self-Abhorrence
06- Plurality Of Self
07- Destruct
08- Construct
09- Feed Off Agonies
10- Laudate
11- Vacuity
12- Godless
13- Human Beta Release
14- Dismantle

Discographie

2008 - Sell Your Soul to Grind'n Roll (Demo)
2009 - One Loud Noise And It's Gone

Line-Up

Ghis - Vocaux, Guitare
Raf - Basse, Vocaux
Vince - Batterie

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