Chronique par Olivier
Et de huit pour les new-yorkais d'Immolation, 3 ans après Shadows in the Light les voici donc de retour avec Majesty and Decay. Fort d'une signature chez Nuclear Blast et d'une stabilité dans le line-up ils vont nous prouver qu'avec même 24 années d'existence au compteur ils n'ont rien perdu de leur superbe.
Le death-metal d'Immolation a toujours été puissant et sans artifice, ce nouvel opus ne changera rien à la donne et on retrouve toujours les mêmes composantes qui font qu'Immolation est devenue un groupe incontournable. On passe rapidement l'introduction et on plonge dans le vif du sujet avec "The Purge". Blast-beats à gogo, passages pesants et sombres, riffs acérés, vocaux gutturaux, petit break aux arpèges menaçants et ça repart de plus belle. On retrouve un groupe en plein forme qui propose beaucoup de variations tout en gardant une base puissante et oppressante. "A Token of Malice" prend le même chemin avec toujours une puissance phénoménale et des leads rapides aux mélodies malsaines. "Majesty and Decay" ralentit le tempo et vous enfonce six pieds sous terre, une noirceur permanente enveloppe la lourdeur et la violence des compositions. "Divine Code" continue son travail de destruction en reprenant les différentes composantes des titres précédents. Le classique "In Human Form" et l'écrasant "A Glorious Epoch" s'enchainent et on est proche de l'asphyxie, toujours aussi brutal, les leads fusent dans tous les sens alors que la rythmique est carré de chez carré et ne présente aucun état d'âme. Ross Dolan est comme d'habitude au top et balance de grosses salves de growls caverneux. Steve Shalaty derrière les fûts agit comme un véritable chef d'orchestre maléfique, chacun de ses coups de boutoirs en impose méchamment. Robert Vigna n'a plus grand chose à prouver et pourtant il arrive une fois de plus à nous épater avec des leads incisifs et torturés. Ceux-ci sont habités par une force sombre et menaçante et font leur effet à chaque fois. Secondé par un Bill Taylor qui manie sa guitare rythmique avec aisance en proposant des changements de rythmes permanents sous forme d'un mur sonore.
En piste 8 on retrouve une nouvelle intro instrumentale qui permet de sortir la tête de l'eau et de respirer un peu avant de repartir pour les quatre derniers morceaux. "A Thunderous Consequence" et "Power and Shame" ne présentent pas grand chose de nouveau mais avec "The Rapture of Ghosts" et "The Comfort of Cowards" on a affaire aux morceaux les plus longs du skeud (entre 5 et 6 minutes). Le premier vous tient en haleine avec un mid-tempo corrosif ou les alternances sont encore nombreuses. Le dernier titre montre encore toute la classe du quatuor. Technique irréprochable avec des riffs qui vous grillent le cerveau et une rythmique écrasante qui vous aplati comme un misérable insecte. En résumé, c'est du grand art! Pour être complet on peut ajouter que la majestueuse jaquette a été réalisée par Par Olofsson (Prostitute Disfigurement, Immortal, ...) et que le son compact de ce skeud provient du Millbrook Sound Studios avec Paul Orofino aux manettes, et que le mixage a été effectué par Zack Ohren.
Le rouleau compresseur est toujours en marche! On pourrait sous-titrer ce Majesty and Decay par "quand Immolation fait du Immolation"… au meilleur de sa forme.
Autres chroniques
Titres
01- Intro
02- The Purge
03- A Token of Malice
04- Majesty and Decay
05- Divine Code
06- In Human Form
07- A Glorious Epoch
08- Intro
09- A Thunderous Consequence
10- The Rapture of Ghosts
11- Power and Shame
12- The Comfort of Cowards
Discographie
1988 - Demo I (Demo)
1989 - Demo II (Demo)
1991 - Dawn of Possession
1994 - 1994 Promotional Demo (Demo)
1995 - Stepping on Angels... Before Dawn (Best of)
1996 - Here in After
1999 - Failures for Gods
2000 - Close to a World Below
2002 - Unholy Cult
2005 - Harnessing Ruin
2007 - Hope and Horror (EP)
2007 - Shadows in the Light
2010 - Majesty and Decay
Line-Up
Ross Dolan - Vocaux, Basse
Robert Vigna - Guitare
Bill Taylor - Guitare
Steve Shalaty - Batterie
Liens