EMIA – Run to Live EMIA
Run to Live

Label : Autoproduction
Nombre de titres : 7
Durée : 33:18 minutes
Pays : France

Chronique par Jean-Mimi

Quand Olivier m'a demandé de chroniquer Run To Live, ma réponse ne s'est guère fait attendre. Premièrement, j'avais eu d'excellents échos Live de ce groupe Toulousain et deuxièmement, leur look Post-Mudvaynien m'intriguait... ouais, il me fallait savoir !

Alors autant être clair d'emblée, ce mini skeud << en une simple écoute >> m'a séduit. Super bien foutu, riche musicalement et fort bien présenté, il faudrait être méchamment con pour ne pas reconnaître l'envie d'une réalisation pointue, mais pas seulement... en effet, une incroyable énergie enveloppe les 6 morceaux et si comme moi, vous êtes le genre de maniaque qui laisse la même galette tourner ad vitam aeternam dans votre disc-man, vous allez comprendre pourquoi le quintet à cette réputation en concert. Allez hop, roule ma poule : après une Intro qui balance illico l'auditeur dans le grand bain, Run To Live démarre sans concession. Syncopé, brutal et totalement barré, ce morceau force le respect. Avec Child, il est difficile de ne pas associer Emia au grand nom du Metal, voire à un hybride Subliminal aux relents d'un LD 50 mélodiquement puissant. Certes, la composition est bien plus que stimulante et alors que Boundless pousse en un Power Thrash moderne ; une voix puisée chez les aborigènes jongle sur une plainte Corey Tellurique. Ce troisième titre aiguisé d'une superbe intro (et d'une bonne patate juste après) profite d'une accélération fulgurante, les Riffs dégomment à tout va, Joe fait parler la 12/7 et Greg s'arrache le gosier. Absolument génial, Boundless (mon titre préféré) bénéficie également d'un finish particulièrement soigné, chapeau bas !

NOTHING TOULOUSE...

Vortex repart à l'assaut, Gros Riff d'entrée, Tempo mordant (d'ailleurs, le travail batterie est vraiment chiadé de bout en bout), chant féroce et banzaï ! Les cordes vont immédiatement faire la différence, taillé pour la scène << Vortex annonce clairement l'apocalypse >>. Difficile de sortir indemne de cet enchaînement, néanmoins, Double Edge reste dans cette logique. Accentuant même les parties furieuses, l'auditeur navigue entre tartes dans le groin et Pogo d'enfer. Fort heureusement, le Club des 5 aura pitié de nos cervicales en nous servant un passage mélodique de toute beauté, merci les gars.

Y'aurait-il une once de douceur chez Emia ? C'est ce que j'ai cru au démarrage du concluant "Dear Mum", mais non en fait ! Chasse le naturel, il revient au galop et pan dans ma face, je reprends un ticket pour le grand Huit. D'un voyage épique en bouclage artistique ; la baston se finira dans la pénombre d'une ville rose en HardCore à corps... cela va de soit, n'empêche que j'ai vachement apprécié l'empoignade et tiens; j'en redemande. Bilan des courses : sans mollir et sans tiédir, voilà une bombe qu'il faut étudier au casque et n'ayez crainte; l'ébullition se fera d'elle même !

Titres

01- ...
02- Run to Live
03- Child
04- Boundless
05- Vortex
07- Double Edge
07- Dear Mum

Discographie

2010 - Run to Live (EP)

Line-Up

Greg - Chant
Matt - Guitare
Manu - Guitare
Pierre - Basse
Joe - Batterie

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