HOLDING SAND – On Sleepless Nights HOLDING SAND
On Sleepless Nights

Label : Autoproduction
Nombre de titres : 5
Durée : 17:06 minutes
Pays : France

Chronique par Olivier

Second EP pour les tourangeaux de Holding Sand après les 3 titres de Ebb & Flow qui ne nous avait pas échappé. Je me revois encore fredonner Superman et c'est avec un intérêt non caché que je me lance dans la découverte de On Sleepless Nights.

Directement, les Holding Sand nous balance un premier tube avec "The Future Belongs to Heartless Whores". Riff inspiré et débridé, batterie bien en place, vocaux criards, refrain accrocheur, breaks plus mélodiques avec des vocaux qui varient de clairs à éraillés : tout est présent et vu le titre ils ont compris qu'il ne faut pas être gentil pour réussir. Bien leur en a pris car on les sent vraiment à l'aise dans la peau des méchants. On enchaine avec "On Sleepless Nights", et là c'est encore meilleur. Catchy à souhait mais jamais racoleur, Holding Sand a trouvé une formule entrainante qui lui scie à merveille. La rythmique vous prend tout de suite par la main et on ne peut s'empêcher de remuer dans tous les sens. Le courant est vraiment porteur et on se prend une réelle décharge d'adrénaline. D'autant plus que le bridge qui lance le refrain nous met la tête à l'envers et finalement le titre se termine avec un passage plus aérien.

"Black is the New Black" débute paisiblement de façon semi-acoustique avant que la disto ne reprenne ses droits, pour ensuite varier entre punk-rock et post-hardcore. Ce titre est plus posé que les deux précédents mais présente la même intensité et surtout on reconnait la griffe du groupe. Les arpèges débarquent et les vocaux clairs se veulent conteur avant qu'ils n'éclatent une nouvelle fois sur le refrain. On ne peut qu'être admiratif devant une telle maitrise et surtout les progrès accomplis en si peu de temps. Les vocaux de Clément oscillent entre screamo criard et parties claires, il gère vraiment et arrive à moduler sa voix à la demande, entre sensibilité, souffrance et colère, toujours juste et approprié. Les deux derniers titres ne seront qu'une formalité. Entre "What Eyes Betray" qui présente un petit côté Papa Roach au niveau de la rythmique et finalement "Shooting Stars" avec ses chants collégiaux, son refrain mélodique et ses couplets criards prouvent que le groupe a gagné en puissance tout en accentuant le côté catchy.

J'avais vraiment beaucoup aimé leur premier EP mais là j'ai l'impression de découvrir un nouveau groupe tant l'évolution est énorme. Une excellente surprise! L'EP de la maturité, il ne reste plus qu'à confirmer avec un premier album !

Autre chronique


Titres

01- The Future Belongs to Heartless Whores
02- On Sleepless Nights
03- Black is the New Black
04- What Eyes Betray
05- Shooting Stars

Discographie

2009 - Ebb & Flow (EP)
2010 - On Sleepless Nights (EP)

Line-Up

Clément Horvath - Vocaux
Franck Grison - Guitare
Coralie Fumard - Basse
Pierre Sionneau - Batterie

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