Chronique par Jean-Mimi
Hou lou lou, voilà t’y pas The grosse baffe à la Bloodbath ? Pourtant en regardant la jaquette ( qui fut probablement réalisée par un élève de Picasso période raide-def) on ne s’attend pas à un assaisonnement d’esgourdes intempestifs. Comme quoi, il est parfois dangereux de juger sur la jaquette ! Allez, trêve de blabla ; tu prends des Riffs imparables que tu jettes en pâture à une armé de Blasts affamés et hop le tour et joué… OK, me diront les maniaques de la 12/7, mais voilà ???? Encore faut-il savoir le faire ? Et je répondrais de manière catégorique que :
- quand des lames de divers groupes s’échinent le moral à déchirer mémère au coin du feu, ça le fait chantmé ! Jugez plutôt, le gratteux de Dark Tranquillity + 3 gaillards de The Provenance + un mec qu'on connait pas (dans une bonne équation, il y a toujours l'inconnu) = un vrai groupe de malade vouant un culte au Death Metal et hop ! Sous une intro forestière à la gloire de Begon Vert, un speech jovial, je cite << Je crois que le dénominateur commun de l'univers n'est pas l'harmonie, mais le chaos, l'hostilité et le meurtre >> prend toute son ampleur avant de nous décocher un << Parasite >> de derrière les fagots. Hyper Blasté et brutal à souhait, le départ est donné pour 38 minutes en apnée. Même pas le temps de remonter à la surface, qu'un "Clothing of the Dead " par ailleurs brillamment beugler, propose quelques accélérations supersoniques pourfendues d'un monstrueux break et svp... parachevé d'un solo des familles.
Crénom d'un Zombie à la diète, libérez la bête qu'on s'éclate !
Aussitôt dit, aussitôt fait :
- Revolution at Hand ; déboule Mach 2, violent, affreux, sale et méchant. Du grand art !
- Black Void Remembrance ; sans doute la partie charnière de l'album, titre soigné et pas vraiment cool, il ne faudra chercher la délivrance que sur une atmosphère appropriée. Fort heureusement, on note des cœurs accompagnants certains passages et certes, c'est le moment ou jamais de prendre une goulée d'air frais. Placé en cinquième position, il est vraiment difficile à apprivoiser, mais idéalement placé pour ouvrir un << Repulsive >> massif et dominé ! De plus, le quintet n'hésite pas à jouer avec les émotions ; les ambiances sont toujours craignos et pourtant, à chaque fois, j'ai eu l'impression que le bout du tunnel n'était pas loin... malheureusement, j'ai systématiquement fait fausse route. Seul << Y.M.B >> grâce à ses multiples déflagrations m'a fait sortir la tête du trou, encore que... l'aspect étouffant qu'il dégage se raccorde avec l'ensemble. Alors, d'un vilain sample tournoyant autour d'un << Impostors >> (ça c'est du Riff) ou pire, d'un << The scum of US All >> sonnant bien lourdingue à un << Facing Earth >> quasi Doom par moment (tout en gardant une évidente niaque), l'auditeur ne sait pas trop où aller. D'ailleurs, ce disque ne s'entend pas en 3 ou 4 diffusions, il faut persévérer en le redécouvrant à foison. Sa qualité est telle, qu'il serait injuste de placer un titre en avant, tant l'ensemble s’enchaîne divinement bien, mixant tour à tour Death furax & réminiscence Old School, ça mouline sec avec même sur << Warbitrary >> une bonne vieille ritournelle à faire danser une gigue à un hémiplégique apathique. Alors, pas de panique « pour les ceintures noires de sciatique » ce ne sont pas les occas d’headbanguer qui manquent. Vous l’avez deviné, nous pénétrons pleine gueule dans un univers top Sweden et ça s’entend, pour le reste ; il s'agit d'un album aussi troublant que Géant !
Titres
01- Parasite
02- Clothing for the Dead
03- Revolution at Hand
04- Impostors
05- Black Void Remembrance
06- Repulsive
07- The Scum of Us All
08- Y.M.B
09- Warbitrary
10- Facing Earth
Discographie
2007 - March of the Parasite
Line-Up
Jonatan Nordenstam - Vocaux, Basse
Joakim Rosén - Guitare
Niklas Sundin - Guitare
Jonnie Tell - Basse
Joel Lindell - Batterie
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