RAMMSTEIN – Mutter RAMMSTEIN
Mutter

Label : Motor Music
Nombre de titres : 11
Durée : 45:28 minutes
Pays : Allemagne

Chronique par Jean-Mimi

Après un premier album très rentre dedans et un second hyper construit. Nos Germaniques amis se devaient de faire << LE TRUC >> imparable et Mutter tomba dans les bacs. Véritable joyaux aux Sonorités énormissimes, nous démarrons toujours pour 11titres de pur bonheur !

On attaque à froid par un Mein herz brennt aux accents Led Zeppiens. Fort en bouche, il devient un hymne << d'entrer en scène>> spectaculaire. De plus, les paroles sont aussi noires que poétiques, il s'agit d'une sorte de fable (Mein herz Brennt signifie mon cœur brûle et servira de BO à Hellboy) où des esprits rendent visites à des enfants pendant la nuit, cool ? Suit un Links au démarrage militaire qui fera couler un chti peut d’encre. Puis s’enchaîne une ronde de morceaux atomiques : Sonne, Ich will et Feur frei, ce dernier servira d'ailleurs de BO pour l’agent XXX. A l'image des péripéties de Vin Diesel, les 4 morceaux enchaînés ne délivrent pas la moindre parcelle de répit (il y a même quelques solos). Pire, la bande du joyeux Till nous démâte la tête à grands renforts de Rythmes plombés et de Riffs infernaux ; s’en est même monstrueux de nous charcuter de la sorte. Ouf arrive Mutter, une sorte de ballade ultra flippante. Les paroles (comme souvent) emploient un sens torturé, l'orchestration se veut magistrale, le chant devient carrément faramineux : ô maman donne moi la force de poursuivre !!!!!!!


SEULE LA PLUIE PLEURE SUR SA TOMBE !


Après avoir repris son souffle, il va falloir replonger dans les affres de l’angoisse, Spieluhr narre la fin de vie d'un petit homme sous les mélodies d'une boite à musique. Prenant à la gorge, ce morceau est un véritable bijou de bidouillage Flakien, le chant est encore une fois fabuleux, quand aux cordes ???? Heu... indescriptibles à définir ! Si beaucoup furent terrassés par cet enchaînement de brulots, pas de panique, car fort heureusement nous seront sauvés par 3 armes de destructions massives : Zwitter au rythme sacrément Electro défouraille Mach 2. Les gars ne baissent pas leur garde, mieux encore, ils vont redoubler de puissance avec Rein Raus en reprenant leurs fameux Riffs tractopelles. On rentre, on sort ça fait ressort et franchement, je ne savais plus trop où j'en étais, quand soudain ; les mecs vont m'adresser THE coup de grâce… Avec Adios, nous voilà face à une sarabande, hyper content pour elle, nous profitons de l’ivresse ! Le tempo est insoutenable (le travail de Christoph Schneider est d'ailleurs à saluer), ça bourrine à donf sa Mutter et même que t’as peur d’affronter le dernier titre Nebel. Certes, c’est un prix, une confirmation, pire un challenge : finir un album d'un tel calibre par une ballade, il y n'a pas d'autre mot que << monumental >>. Te voilà prévenu, alors Achtung camarade, les mecs se sont mutés en fous furieux pour une galette de légende, il sera difficile, voire impossible de faire mieux !

Avis de l'auteur : le chef d'œuvre absolu de Rammstein.

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Titres

01- Mein Herz brennt
02- Links 2, 3, 4
03- Sonne
04- Ich will
05- Feuer frei!
06- Mutter
07- Spieluhr
08- Zwitter
09- Rein, raus
10- Adios
11- Nebel

Discographie

1995 - Herzeleid
1997 - Sehnsucht
1999 - Live aus Berlin
2001 - Mutter
2004 - Reise Reise
2005 - Rosenrot
2006 - Völkerball
2009 - Liebe ist Für Alle Da

Line-Up

Till Lindemann – Vocaux
Richard Zven "Scholle" Kruspe – Guitare
Paul H. Landers – Guitare
Oliver "Ollie" Riedel – Basse
Christoph "Doom" Schneider – Batterie
Christian "Flake" Lorenz – Clavier

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