FASTER PUSSYCAT – Wake Me When It FASTER PUSSYCAT
Wake Me When It's Over

Label : Elektra Records
Nombre de titres : 12
Pays : USA

Chronique par Olivier

Faster, Pussycat! Kill Kill!!, film de Russ Meyer qui date de 1965 a fait beaucoup d'adepte. Tellement qu'un groupe de metal US de Los Angeles décide de détourner le titre du film et de s'en faire leur patronyme en 1986.
Leur premier album éponyme de Faster Pussycat est sortit en 1987, et comme beaucoup d'autres albums de metal US, celui-ci s'est fait ramasser la tronche par le monstre "Appetite for Destruction" de Guns n'Roses. Et oui, 1987 n'était pas l'année pour sortir un album du genre ...
Leur deuxième skeud, lui, aura plus de chance. Le ciel est dégagé et il n'y a personne pour leur faire de l'ombre. "Wake Me When It's Over" sort donc dans de bonnes conditions et sera un grand succès. Succès mérité (certifié disque d'or aux USA, excusé du peu !) car en seulement deux ans le groupe a progressé d'une manière fulgurante. Ils ne se la jouent pas gros matous frileux mais plutôt chats de gouttières énervés. Fini les influences glam et autres frou frou, les Faster Pussycat hausse le ton et c'est toutes guitares dehors que le groupe nous propose 12 titres de metal US résolument tournés vers un rock péchu.
Dès le premier morceau "Where There's A Whip, There's A Way" on retrouve un groupe avec une personnalité très forte. Les morceaux sont très travaillés et le boulot au niveau des guitares est énorme. Les lignes de chant sont parfaites et tout de suite reconnaissables, Taime Downe a vraiment un timbre de voix particulier, visant largement dans les aigües (comme la plupart des chanteurs du même genre) mais avec un petit truc indescriptible en plus.
Les titres s'enchainent sur un rythme fou, "Little dove" et son passage à la Talk-Box, "Poison Ivy" plein de groove avec des slides et un piano à tout démonter (tout simplement excellent, et quel solo ! Et le passage avec le refrain avec seulement la batterie comme accompagnement! du grand art!), le très remuant "Ain't no Way Around It" ou encore "Slip of the Tongue", véritable hommage à leurs racines glam.
Les ballades ne sont pas oubliées et on ne peut pas parler de cet album sans mentionner l'énorme titre "House of Pain" (comment j'ai craqué sur ce morceau). J'ai encore les images du clip dans la tête, ce petit garçon de parents divorcés qui attend sur le perron de la maison que son père revienne et qui le retrouve qu'à l'âge adulte. Superbe morceau chargé d'émotion (avec en prime un harmonica du meilleur effet)! Les 2 autres ballades tiennent aussi la route (mais par rapport à House of Pain aucun titre ne fait le poids), "Please Dear" est son petit côté rétro très appréciable et le très cool "Arizona Indian Doll" (et là, ça fait vraiment chat qui se ballade la nuit), avec son ambiance de saloon enfumé, composé à base de basse, piano et batterie.
Là, il n'y a pas photo, vraiment le meilleur album des Faster Pussycat (en même temps leur discographie n'est pas très longue). A découvrir d'urgence pour ceux qui ne connaissent pas.

Titres

01- Where There's A Whip, There's A Way
02- Little Dove
03- Poison Ivy
04- House Of Pain
05- Gonna Walk
06- Pulling Weeds
07- Slip Of The Tongue
08- Cryin' Shame
09- Tattoo
10- Ain't No Way Around It
11- Arizona Indian Doll
12- Please Dear

Discographie

1987 - Faster Pussycat
1989 - Wake Me When It's Over
1992 - Whipped!
2006 - The Power and the Glory Hole

Line-Up

Taime Downe - Vocaux
Greg Steele - Guitare, Piano
Brent Muscat - Guitare
Eric Stacy - Basse
Mark Michals - Batterie

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