Chronique par Jean-Mimi
Si, il y a bien un groupe qui divise autant les fans, C’est Metallica ! Pour les purs et durs, il y a « Kill’ em all » et point barre. Album aussi rapide que violent, nous sommes obligés de reconnaître les faits. Puis, il y a les « Ride » criant au génie, car toujours carton, mais plus structuré. Là encore RAS… S’enchaînent ensuite 2 castes étranges : Ceux qui ont découvert le Black Album (excellent par ailleurs) et les blaireaux tapant des mains sur le générique de Mission Impossible ! En ce qui me concerne, c’est Master qui m’aiguillera sur les chemins de la vérité. D’abord, je suis fan de Metallica, j’aime l’ensemble de leur carrière et plus particulièrement ce disque. Alors pourquoi tant d’amour pour une poignée de chansons ? En fait, il y en a 8 (excellemment longues) pour 55 minutes ! Certes, certaines atteignent plus de 8 minutes, ce qui pour un groupe de Thrash demeure très copieux et puisque le mot « Thrash » est lancé, attaquons par Battery. Hymne, monument ou bloc imputrescible… Appelez cela comme vous voulez tant ce titre est monstrueux. Intro à la sèche, riff terrifiant (et quel Riff, putain ça tue), basse flamboyante, tempo furax et le tout agrémentés par deux solos de la mort, ouaouuuu l’estrade vient d’être montée pour Master et là : ça kiiillllll. 8 minutes 38 secondes d’extases auditives pleine gueule et pied au plancher. Le riff déboule tel un coup de boulle, la basse roucoule, Bibi s’écroule, fous ta cagoule ! C’est énooorme, toute la panoplie est déployée, du chant au rythme en passant par les solos, c’est tout bonnement prodigieux ! Changement de registre avec « The Thing », on démarre gentiment pour finir à la Carpenter. On reste dans le déblayage intensif avec un riff plus lourd qu’un troupeau de mammouth sous cortisone, s’en suit un solo avec un effet zarbi (aussi concis que joli) et hop, ça repart pour un finish Heavy à souhait. Arrive l’un de mes titres préférés (avec Master évidement) « Welcome home », morceau intense, fort et prenant. L’intro donne immédiatement le ton, l’ambiance est glauque, les Riffs pesants, le tempo apocalyptique, fort heureusement quelques solos éparses colorisent la descente aux enfers. Puis à 3,43 on passe la seconde avec encore et toujours « the Riff qui flingue » enchaîné d’un instru de toute beauté. Perso, je ne pensais pas que les gars allaient tenir la cadence, sauf que « disposable Heroes » allait ranger ma réflexion au placard. Re-8 minutes d’intensités cristallines, le titre est puissant, rapide et agrémenté d’un solo à couper le souffle. Allez, les dés sont jetés et tel un super film, je ne vous ferai pas l’affront de dévoiler la fin. Juste une remarque : Si Slayer a inventé la musique, Metallica a inventé le Riff !
Autres chroniques
Titres
01- Battery
02- Master of Puppets
03- The Thing That Should Not Be
04- Welcome Home (Sanitarium)
05- Disposable Heroes
06- Leper Messiah
07- Orion
08- Damage, Inc
Discographie
1983 - Kill 'Em All
1984 - Ride the Lightning
1986 - Master of Puppets
1988 - ...And Justice for All
1991 - Metallica
1996 - Load
1997 - ReLoad
2003 - St. Anger
2008 - Death Magnetic
Line-Up
James Hetfield – Vocaux, Guitare
Kirk Hammett – Guitare
Cliff Burton – Basse
Lars Ulrich – Batterie
Liens