Chronique par Jean-Mimi
SON
Il est 5 heures 30 (du mat) et je suis devant la porte du magasin. Tandis, que je moleste comme un malade la devanture d’acier, je vois une lueur à l’étage « ouvre cette porte où j’te casse une côte », m’écriai-je dans un Berrichon presque sans accent ! Un mec pousse une fenêtre en me beuglant un « qu’est ce tu veux tête de nœud ? » à moi Jean Mimi le reporter intrépide… Puis, mon regard ce porta sur une carrure à la Maurizio et ma voix se fit (bizarrement) plus douce, Hé salut man, je sais que Prevail sort aujourd’hui et j’en veux un !!!! Put***de Bor***, tu me casses les coui*** me lance t-il furieusement. No problemo Man, ils sont dans le carton au fond de la boutique et tu m’en gardes un, déconne pas, allez tchao. Hé hé, la boutique ouvrant à 9 heures, j’ai juste le temps de finir mon jogg…
3 heures et des brouettes plus tard, je m’arrache au rayon « ça castagne » et stupéfaction : La bête est sur un présentoir. Je prends, je paye, je me tire et je déballe soigneusement (et ouais, car après je range l’album dans son emballage, pour qu’il ne s’esquinte pas). L’édition collector est superbe, jaquette en relief, double ouverture CD – DVD avec un rabat, livret somptueux, boîtier transparent, dessins d’enfers, ouaou, ça c’est du Skeud. Ni tenant plus, j’enclenche sur play ; Prevail déboule tel un cyclone (pour sûre c’est du Kataklysm)… Des Riffs à décalaminer une soute de super tanker, des Blast’s à dégonder le portail de Fort knox et une ambiance surréaliste décorent ce faramineux morceau. Les 3 suivants sont un concentré de dynamite avec une mélodie de folie pour Taking (Scoop, l’album est beaucoup plus mélodique qu’habituellement) orné d’un solo aussi superbe, que concis. The chains est un totem de brutalité, il y a tout dans ce titre, vitesse, furie, break, Blast, puissance et une reprise de volé à 1minute six qui va en laisser plus d’un sur le cul (mon titre préféré). Blood in Heaven est quand à lui monstrueusement Heavy, les cordes en symbiose avec le timbre de Maurizio te pulvérisent le cortex, puis J-F Dagenais & Dave Linsk nous fracasse un solo relancé d’un Riff époustouflant, la vache « en live » ça risque d’être inhumain !!! J’ai à peine le temps de retrouver mon souffle, qu’une série de Blast à la conjoncture martiale m’oblige à monter le volume. Oui, To the Throne of Sorrow va faire bouillir le PIT, honnêtement à ce niveau d’intensité, je ne sais quoi dire. Je vais, afin de ne pas vous révéler la suite, arrêter cette chronique sur ce morceau, car c’est énorme !!!! Pourtant, relancer la machine après In the arms of devastation relevait de l’exploit Herculéen. Cher(e )s ami(e )s, ils ont brillamment réussi, et où beaucoup se seraient réinvestis dans un bis repetita, ils ont misé sur la carte de l’innovation, chapeau les mecs... En effet, tout en gardant un Son hyper brutal, une connotation Kataklysmique et une ligne qui leur est propre : Les 4 furieux jonglent avec de la nitro du début à la fin ; je classerai donc ce missile au-delà de l’aboutissement, mais du miracle. Alors, tu peux me croire, que si je n’avais pas eu ce lingot « le jour J », c’était coup de boule directos… Il ne faut pas gonfler un Fan à la sortie d’un nouveau Skeud, ouais c’est le truc qu’il vaut mieux savoir, quand on se prétend disquaire !
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Les Canadiens aiment leurs fans et leurs fans adorent Kataklysm ! Ce n’est un mystère pour personne et au jour d’aujourd’hui, ce groupe n’en finit plus de nous surprendre. Evoluant dans un style Death ultra puissant, le show que nous prenons pleine tronche est absolument gigantesque !!! La présentation en 3D, s’ouvre sur une créature prête à débarquer dans ton salon, la vache… ça déchire. Ni tenant plus, j’enquille le clip « Taking the world by storm » et ? Surprise, le quartet joue dans une usine et ça tue directos ! Après un apéro plutôt costaud, passons au plat de résistance, soit : Le concert de Las Vegas 2007.
Ce Live at DeepRockDrive démarre poignée en coin, les mecs enquillent les 2 premiers morceaux avec le réglage d’un moteur de Harley, c’est beau, c’est fort et vraiment jouissif. La caméra flotte en incrustant des plans séquences sur chaque ziquos, virevolte et par ce jeu, elle nous fait visiter la salle. En bref : Tout allait bien, qu’en « In Shadows and dust » a rugi dans mes enceintes. La vache… mes doubles baffles se sont décrochées de ma TV et j’ai dû les scotchés autour de mes oreilles (rien de tel, pour être en phase) afin de terminer le show et quel show ??? Des spots verts (tel un sabre de jedï) te transpercent, une multitude d’écrans de toutes les tailles s’éclairent, on n’y devine des images et des textes. Ce gigantesque Karaoké a sans doute comme but de rendre complètement barge la formation Canadienne, car plus il y a d’inscriptions et plus ils défoncent… Crippled and Broken est une boucherie, The ambassador, Let theme burn & Manipulator relèvent de folie pure. Heureusement, quelques breaks laisseront le Pit en bonne santé : Maurizio salut les fans, Max montre ses nouveaux tatouages et hop ; on n’y retourne ! Pour un « The resurected » monstrueux, un « Face the face of war » des grands jours et que dire d’un « where the enemy sleeps » ? Bon sang, les mecs ont bouffé du tigre et hop, ça repart… Atteint de frénésie collective, une séance d’headbanging va départager les survivants pour un finish sur « The road to devastation », absolument énooorme ! Voici, un DVD particulièrement bien filmé avec en sup : Une ambiance de feu, un Son de la mort et une méchante « Galerie photos ». En bref : Un truc Kataklysmique absolument indispensable !
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